Crée le 12 juin 2008

Eléments d'archives de la direction de l'IEP Toulouse, de 1980 à 1995.

La direction de l'IEP de Toulouse : Professeur COUZINET (1948-1955), Paul OURLIAC (1955- 1980), André CABANIS (1980-1995), Christian HEN (1995-2000), Laure ORTIZ (depuis 2005).

Présentation par André Cabanis

Les documents que j'ai souhaité verser à la Mission archives de l'Université correspondent aux dossiers que j'ai accumulés dans mon bureau de directeur de l'Institut d'études politiques de Toulouse au cours des quinze années (1980-1995) durant lesquelles j'ai exercé cette fonction. A mon départ, mon successeur n'a pas souhaité que je les laisse à l'IEP dans la mesure où toute la correspondance officielle était conservée à part au secrétariat du directeur et que mes dossiers paraissaient faire double emploi. C'est également pour cette raison que, quoique très attaché à l'autonomie de l'IEP que j'ai toujours souhaité préserver, j'ai effectué ce versement auprès d'un service spécialisé de l'Université, créé par Philippe Delvit et, à ce titre, la seule structure que je connaisse comme apte à en assurer la conservation

On trouvera dans ces cartons et ces classeurs outre le double de la correspondance officielle évoquée ci-dessus, un grand nombre de documents manuscrits, de notes personnelles, de comptes-rendus de réunions improvisés, classés par ordre chronologique, sans autre critère de présence et de conservation que l'idée que je me faisais de l'éventualité d'en avoir besoin plus tard donc pour me remettre un élément en mémoire et, le cas échéant et dans le cadre d'un dialogue entre gens de bonne foi, pour servir d'éléments de preuve sur les engagements pris par les uns et les autres. On trouvera également des témoignages parfois disparates de ce que pouvait être la vie quotidienne dans un établissement d'enseignement supérieur : journaux étudiants, liste de manifestations à caractère public, coupures de presse, caricatures, etc.

Le lecteur pourra suivre l'évolution d'une institution au début très modeste et qui s'est peu à peu étoffée au fur et à mesure de l'octroi de moyens nouveaux (plus que doublement du nombre de personnels permanents, plus que décuplement des flux budgétaires) et d'une plus grande autonomie accordée par rapport à l'Université de rattachement (moyens directement adressés par le ministère, commissions spécifiques pour les recrutements, séparation des instruments financiers...). Le travail du directeur s'est donc complètement transformé, au début maître-Jacques obligé de s'occuper de tout, à la fin disposant de plus de moyens notamment humains mais soumis à davantage de responsabilités. Ces documents témoignent de cette évolution. Nul doute qu'il s'y trouve aussi des éléments plus spontanés et médiocrement flatteurs pour moi (prévisions non réalisées, opérations morts-nées, efforts mal orientés, petits affrontements plus ou moins contenus...) dont j'aurais été tenté d'éliminer la trace si j'avais pris la peine d'effectuer un tri, ce à quoi je me suis refusé.

Je crois bon d'ajouter à cette brève note le petit document en forme de bilan que j'ai rédigé en 1995, au moment de quitter mes fonctions, et qui évoque les principaux chantiers ouverts au cours de ces quinze années. Le lecteur y trouvera l'ensemble des questions traités dans les archives qui viennent d'être versées, avec quelques succès et un certain nombre de déceptions.

Le bilan des années 1980-1995 (par André Cabanis)