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Les activités autour du tabac
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Fabrication de la poudre à priser :
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Fabrication des cigares :

Fabrication des scaferlatis
La confection des scaferlatis était extrèmement controlée, et plus particulièrement l'opération appelée "le pesage".
"Au rythme de 3 secondes par doses, la peseuse doit approcher le plus prêt possible du poids imposé de 40 grammes. Les "bonnes peseuses" (!) arrivent à tenir le rythme de 1000 paquets de scaferlatis compris entre 38,5 g et 41,5 g. En deçà ou en delà, les contrôles inopinés font chuter les primes.

Les peseuses sont munies de deux balances afin de confectionner deux doses à la fois. Pour ces doses, elles disposent d'un temps un peu supérieur à 6 secondes. Ce temps permet aux balances de prendre leur position d'équilibre tandis que le temps de 3 secondes est trop court. D'autre part, si l'ouvrière réussit du premier coup à amener à 40 g l'une des deux doses, elle dispose de plus de temps pour porter son attention sur la deuxième dose."
Extrait de l'ouvrage "Notions de fabrication des tabacs", Bible des chefs d'atelier des manufactures d'Etat.
Fabrication de la poudre à priser
"Les feuilles de tabacs sont d'abord transportées du magasin à l'atelier de composition. Là, les ouvrières prennent les manoques, bouquets de 10 à 25 feuilles, et les écabochent en enlevant la partie ligneuse du pédoncule, puis elles pratiquent l'époulardage, opération qui consiste à secouer les feuilles pour les décoller. Comme elles sont destinées à être pulvérisées, cela peut se faire à sec, sans craindre de produire des débris. Jusqu'en 1862, on écota les feuilles pour poudre à 16% environ. Avec un couteau à lame très courte, l'écoteuse coupait la côte ou nervure médiane et l'arrachait en le séparant du parenchyme. Ainsi, le produit obtenu éait-il soigné, mais on jugea que c'était peu économique et qu'en mouillant les côtes dans des jus concentrés, la différence serait peu sensible pour le priseur.
Le tabac, ainsi préparé est mouillé une première fois : on l'arrose dans une proportion voisine de 20% d'eau salée à 3% et on laisse en masse pendant une trentaine d'heures. Ensuite il passe au hachoir, couteau manoeuvré d'abord à la main puis mécaniquement : il en sort découpé en fines lanières.
Après une seconde mouillade, les ouvriers construisent avec les feuilles hachées et les débris, des masses de fermentaion de 35 à 40 000 kg, soit un volume d'une soixantaine de m3. Pendant cinq à cinq mois et demi va se produire une combustion lente qui porte la température à l'intérieur de la masse jusqu'à 75° et fait fortement baisser le taux de nicotine. Au bout d'une période de temps variable selon le climat et la saison, la masse est démolie et livrée à la trituration."
J. Heffer : "La manufacture des tabacs de toulouse au XIXème siècle"
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mise à jour le 4 mai 2012
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