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L'Université dans le temps : De la fondation à l'époque médiévale...

Mis à jour le 28 juin 2017

Une institution séculaire

 
De la fondation à l'époque médiévale Du XIVème siècle à la révolution L'époque contemporaine Les dernières décennies


Avec l'an 2000, l'Université de Toulouse aborde allègrement son huitième siècle d'histoire :
C'est de la défaite du Comte de Toulouse (Traité de Paris) que naît une des plus anciennes universités d'Europe, la deuxième de France. Le Comte de Toulouse abandonne au roi la partie orientale de ses états. Une des clauses du traité prévoit l'entretien pendant dix ans de quatorze professeurs : théologiens, canonistes et dialectitiens. C'est une bulle du pape Grégoire IX qui consacre quelques années plus tard le studium de Toulouse à égalité avec celui de Paris.
L'époque médiévale voit l'émergence de plusieurs facultés parmi lesquelles une "faculté des arts"(lettres et sciences), sorte de propédeutique. Il faut attendre le XIVe siècle pour parler d'une faculté de théologie, première dans la hiérarchie mais dont l'importance et le prestige sont sans commune mesure avec les enseignements juridiques, prépondérants durant tout l'ancien régime.  
 

L'organisation de la jeune université est placée ensuite sous la triple autorité du chancelier, homme d'église, du recteur, alternativement juriste ou artiste et d'une assemblée, le conseil d'Université, composée de professeurs titulaires, d'étudiants ainsi que de personnalités extérieures. La faculté de droit compte alors neuf professeurs. Ce sont des personnages influents et prestigieux, proches des politiques et souvent consultants, dont certains passent au service du roi. La papauté puise aussi parmi les juristes pour occuper les sièges épiscopaux. Ce phénomène s'accentue au XIVe siècle avec la papauté d'Avignon : c'est ainsi que sont passés par Toulouse comme étudiant, voire professeur, Jean XXII, Innocent VI et Urbain V.

On évalue à la fin du quatorzième siècle le nombre d'étudiants à un millier, population exclusivement masculine, issue de tous les milieux et passablement subversive envers l'ordre établi, les capitouls, voire ses maîtres.
Les enseignements s'articulent autour de deux exercices : Lors de la lectura, le professeur médiéval présente les textes en latin. Un reportator en retranscrit quelquefois le contenu. La disputatio dont le thème est annoncé à l'avance permet aux professeurs mais aussi aux étudiants diplômés, de montrer leur savoir devant un auditoire souvent nombreux.
Les cycles d'enseignement durent de cinq à huit ans : écouter la lectura avec plus ou moins d'assiduité confère le grade de bachelier. Commenter les textes de base devant des débutants confère le titre de licencié auquel s'ajoute un examen oral, sorte de soutenance sur un sujet donné ou choisi au hasard. Le titre de docteur n'est alors qu'un titre honorifique et souvent monnayable. La délivrance de ces diplômes est authentifiée par le sceau de l'Université.
Pour ce qui est de l'époque médiévale, c'est à la fin du XIIIe siècle et au début du XIVe siècle que l'Université de Toulouse connaît son apogée, particulièrement la faculté de droit avec des juristes prestigieux, les doctores Tholosani. Il est intéressant de constater que certaines traditions, telle le port de la robe par le corps enseignant, perdurent encore aujourd'hui.