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"Paysages" : exposition de Mark Brasington

du 7 avril 2026 au 29 mai 2026

Lundi-vendredi : 9h-20h
Samedi : 9h30-20h
Entrée libre et gratuite
BU Arsenal
Lundi-vendredi : 8h-22h
Samedi : 9h30-20h
Entrée libre

Mark Brasington, enseignant d'anglais de notre université, revient à la BU avec son exposition de peintures et aquarelles intitulée "Paysages".

  • Voyage entre les mondes
Vivre ici, dans l’Aude, entre les hauts sommets des Pyrénées et une côte méditerranéenne sans cesse battue par les vents, c’est se sentir posé en équilibre entre deux mondes.
Je veux rendre hommage à la magie de cet endroit. Le voyage artistique que je vous présente commence par des aquarelles fluides qui font écho à la nature et ses paysages, puis nous entraîne vers des œuvres réalisées sur de grandes toiles plus travaillées qui sont achevées dans l’atelier.

Pratiquement toutes les œuvres exposées ici sont nées du spectacle de lieux singuliers, à des moments précis de l’année, des endroits qui se situent pour beaucoup non loin de mon atelier de Villasavary.

Voici l’hommage que je rends aux reliefs abrupts et arides de l’Aude et aux lignes régulières que dessinent les vignes dans ce paysage façonné par la main de l’homme.

La présence de l’homme dans ce paysage m’a aussi conduit à réunir deux thèmes qui n’ont, apparemment, rien à voir :  les voies ferrées et la religion. Je prends régulièrement le train pour aller enseigner, et c’est en regardant par la fenêtre du train, un jardin privé près de Castelnaudary que des fresques de Giotto et Masaccio me sont revenues en mémoire : je me suis senti perdu. C’était comme si je voyais devant mes yeux un jardin d’Eden, et la représentation du mythe de notre bannissement du paradis ! Ce qui m’a également frappé c’est que le monde en mouvement que j’observais depuis la fenêtre du train était une métaphore de la fuite du temps et des instants fugaces qui constituent nos vies, ou de l’impression que tout fuit et s’enfuit.

Puis, il y a aussi les signes et les marques des événements sombres de notre histoire. C’est au moment où elle vit Adolf Eichmann en chair et en os, qu’Hannah Arendt décida de consacrer un ouvrage, comme on le sait, à “la banalité du mal”. Témoignage poignant de cette banalité, le wagon de marchandises de la gare de Bram est un monument qui commémore l’horreur silencieuse de la déportation des Juifs vers Auschwitz. L’évocation d’une telle atrocité par la présence quotidienne et banale de ce matériel ferroviaire a inspiré mon tableau Le Massacre des Innocents.

Même lorsque nous sommes tranquilles, nous sommes toujours en mouvement. Le monde défile sous nos yeux tout au long de notre voyage ; nous sommes sans doute renfermés sur nous-mêmes et focalisés sur notre trajet mais unis par des origines et un destin communs. Non pas comme des passagers mais comme des frères et sœurs plus ou moins éloignés.
 
Mark Brasington, 27th January 2020
(traduction Charlotte Rault)  

      

Partenaires :
Mark Brasington
2 Rue des Remparts 
11150 VILLASAVARY France
Tel: 04 68 76 75 74
Mobile: 06 83 85 09 61
Blog : markbrasington.wordpress.com
Contact :
Mission Culture des bibliothèques :
Mis à jour le 30 mars 2026