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Endless : jazz et VJing dans le hall de l'Arsenal

le 1 mars 2017

20h

- Entrée libre -
Arsenal
Hall

L’Espace Culturel et quatre étudiants du master Administration et Communication des Activités Culturelles vous invitent à une soirée inédite, mêlant musique et vidéo.

Ils vous proposent de découvrir Endless, un duo saxophone-piano composé des toulousains David Haudrechy et Greg Aguilar. Emprunt de multiples influences, allant de la musique classique à la musique électronique, Endless s’affranchit des standards du jazz et offre une musique pleine de nuances qui invite à l’apaisement et laisse libre court à l’imaginaire. Ils explorent ensemble de nouvelles contrées musicales et dévoilent un jazz onirique ouvrant sur d’infinis nouveaux horizons…


Pour rendre l’événement unique, le VJ Romain Quartier se joindra aux musiciens et mettra en image l’univers poétique d’Endless, en mixant au gré de la musique et de l’émotion qu’elle dégage, des images projetées sur grand écran. Cette création originale est une double performance, une immersion totale dans l’univers d’Endless et promet une expérience à la fois visuelle et sonore inédite !

Pour l’occasion, le hall de l’université sera totalement réinventé et deviendra un lieu intimiste et chaleureux, favorisant proximité et échange entre les artistes et le public. Tout est réuni donc pour que ce concert exceptionnel vous invite au voyage et à l’évasion !

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Aller plus loin …


Julie Aguila, Kevin Chambon, Sandra Monvoisin et Cyrielle Pailhes (M2 Administration et Communication des activités culturelles) sont allés à la rencontre des artistes.


Entretien avec David Haudrechy et Greg Aguilar

-       Pourquoi le nom Endless ?
DH : Un nom qui correspond bien au style musical que nous défendons, un nom doux et qui laisse place à l’imaginaire.
GA : …et l’imaginaire n’a pas de limite. En écoutant une même musique, les projections mentales de chacun(e)(s) seront toutes différentes.

-       Pouvez-vous nous raconter en quelques mots votre rencontre ?
DH, GA : on se connaît depuis de nombreuses années et il y a 2 ans nous nous sommes retrouvés un peu par hasard à faire un concert en duo autour du répertoire de J. Coltrane, et ça a tout de suite fonctionné. D'où l'envie de travailler ensemble !

-        Quelles sont vos influences principales ?
DH : la musique "classique" (période romantique), la musique "classique" russe, la musique électronique minimaliste, le jazz évidemment (Carla Bley, John Surman, Gil Evans...), le rock alternatif, Danny Elfman, Arvo Pärt, etc…
GA : les « classiques » du jazz (Coltrane, Bill Evans, Chet Baker, Keith Jarret…il y en a tellement). La musique classique (Mozart, Chopin, Chostakovicht, Wagner, Schoenberg, Arvo Part..) , la chanson française (Gainsbourg, Brel, Nougaro…), la pop, le rock (Radiohead, les Red hot chili peppers, Led Zepplin, Jimmy Hendrix)…

-        Dans quel type de Jazz votre musique s’inscrit-elle ?
DH, GA : Un jazz assez ouvert sur différentes esthétiques, parfoi{ conpeMplatif, parfois plus énervé, parfois presque classique dans l’écriture.

-        Quelques mots pour définir votre musique et votre prochain disque ?
DH: "Musique à l'image", romantique, simple, évocateur.
GA : Contemplatif, méditatif, imagé, paysages sonores

-   Le concert dans l'Université est un événement assez  inhabituel pour des artistes, quel intérêt avez-vous de jouer dans un contexte universitaire?
DH : intervenant nous-mêmes à l'université Toulouse 2 Jean Jaurès, à l'ISDAT ou dans ce genre de contexte, il est toujours intéressant de rencontrer un public étudiant et pas forcément connecté à ce type de son.
GA : C’est l’occasion d’une création unique avec un VJ, et l’occasion de toucher un public qui ne se serait peut être pas intéressé à notre musique, moins médiatisée que d’autres ; le live créant tout de suite une passerelle plus évidente qu’un simple disque.
 

Entretien avec le VJ Romain Quartier

·      Comment définiriez-vous votre projet visuel ?
C’est une proposition graphique à l’univers de Endless. Mon objectif avec cette « mise en image » est d’illustrer l’univers poétique et imagé de la musique du duo.
Dans ce contexte, je suis « suiveur »: après un travail personnel sur ce que m’évoquent les morceaux, je réunis des images que je mixe ensuite en live au gré de la musique et de l’émotion qu’elle dégage.
Ce n’est donc pas un ciné-concert. Bien que l’image peut influencer le jeu des musiciens, c’est avant tout elle qui se colle à leur jeu et propose au public une illustration de leurs mélodies.
Ma projection est donc simplement un élément scénographie du spectacle, le spectateur doit se sentir libre de regarder les musiciens ou le film qui les accompagne.

·      Qu’est ce qui a motivé votre choix de collaborer avec Endless ?
Depuis 1 an, j’ai intégré la grande formation "Initiative H" de David Haudrechy pour y donner le même type de projection.
Après avoir défini ensemble la ligne artistique de ce projet, il m’a fait entièrement confiance en me donnant carte blanche et nous avons commencé à donner nos premiers concerts ensemble sans filets…
Cette expérience porte ses fruits, nous sommes tous contents de cette collaboration.
Alors quand David m’a demandé si je voulais tenter le même type d’expérience sur Endless, j’étais tout naturellement intéressé.
Mon envie de participer à ce projet s’est réellement confirmée quand je suis allé écouter leur duo  à la salle Nougaro. En tant que musicien, j’ai été particulièrement touché par leur musique et les idées d’images pleuvaient dans ma tête à leur écoute.

·      Comment définiriez-vous les liens artistiques entre votre performance visuelle et la musique d’Endless ?
La virtuosité de ce duo dégage une simplicité évidente et accessible. C’est bien là le lien qui nous uni et nous pousse à travailler ensemble.
Pour nourrir et suivre l’aspect poétique de leur musique, je vais utiliser différentes ressources (films numériques, super 8, dessins sur du 16mm).
L’image sera intégrée à la scène au même titre que les musiciens, et le lien entre ces trois entités (piano / saxophone soprano / image) est une écoute mutuelle afin de ne donner qu’un pour le public.

·      Que pensez-vous de la place de l’audiovisuel dans le spectacle vivant d’aujourd’hui ?
C’est une place délicate. La vidéo dans un spectacle peut apporter beaucoup comme le polluer. Il faut bien penser sa place et éviter « l’image pour l’image ».
L’explosion des possibilités techniques ces 10 dernières années ont donné une nouvelle place à la vidéo dans le spectacle vivant et la question artistique est parfois passée derrière la performance technique. C’est un peu comme l’arrivée de la technologie Midi dans la musique dans les années 80 : au départ, on a eu des expérimentations dans tous les sens qui à mon goût ne servaient pas forcément le côté artistique…  Pour finalement se stabiliser et devenir un outil de création musicale mieux utilisé de nos jours.
En bref, je pense que tout média dans une création doit se raisonner à servir le propos du spectacle et éviter l’écueil de la technique pour la technique.

Le concert dans l'Université est un événement assez inhabituel pour des artistes, quel intérêt avez-vous de vous produire dans un cadre universitaire ?

J’aime surtout l’idée de donner un concert hors salle traditionnelle. Proposer un concert dans des contextes différents me plait beaucoup. J’ai donné quelques concerts dans des laveries ou autres lieux insolites et l'échange avec le public était très fort.



Mercredi 1er mars 2017 à 20h : date à ne pas manquer !

Mis à jour le 27 février 2017