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Exposition de peintures et dessins de Jean-Claude Fournié

du 5 décembre 2018 au 31 janvier 2019

Horaires d’ouverture de la Bibliothèque universitaire de l’Arsenal :
Lundi-vendredi : 9h-22h
Samedi : 9h30-17h30
Entrée libre et gratuite
Bibliothèque universitaire de l’Arsenal
Jean-Claude-FournieDans son atelier, Jean-Claude Fournié enchaîne les œuvres qui mettent en scène des figures emblématiques de l’humanité. Cela va du Christ aux artistes qui ont compté pour lui, Van Gogh, Picasso, jusqu’aux naufragés anonymes d’aujourd’hui. A chaque fois, le peintre pose un regard plein d’empathie sur ces personnages dont il prolonge l’existence pour qu’on porte un regard renouvelé sur leurs vies ou sur leurs oeuvres.
Van Gogh. Van Gogh à Auvers, Van Gogh dans son lit, Van Gogh et la maison jaune à Arles, Van Gogh plein d’interrogations face à Picasso…Van Gogh qui aurait enfin trouvé la consécration et qui va peindre sous une haie d’honneur qu’il n’a jamais connue.
Jean-Claude Fournié n’a a priori pas épuisé le sujet Van Gogh. Il y revient régulièrement, pour proposer un nouveau regard sur le peintre, un regard contemporain capable à la fois de saisir le drame que fut sa vie et l’importance qu’il revêt aujourd’hui dans l’histoire de l’art.
Mais Van Gogh n’est qu’un sujet parmi d’autres. Dans son atelier de Montauban, Jean-Claude Fournié n’est jamais à court d’inspiration et enchaîne les œuvres avec une facilité déconcertante.
Si l’on cherche un point commun à l’ensemble des œuvres, c’est clairement la figure humaine, souvent imposante, qui occupe tout l’espace, aux membres souvent surdimensionnés mais très charpentés. Il y a du Rubens plus que du Botero dans ces personnages aux proportions imposantes. Sur les supports (du bois, essentiellement), figure la plupart du temps un ou plusieurs personnages, qui vivent une situation précise, facile à décrire, réaliste ou pas, drôle ou bouleversante. Les uns discutent, d’autres essaient de se sauver sur un bateau, Picasso rend visite à Van Gogh, le Christ rejoint le ciel en se laissant tirer par un ballon de baudruche…
On a de tout dans l’univers de Jean-Claude Fournié, du moment que cela concerne l’homme et son rapport aux autres. Et derrière la diversité des scènes se cache un même regard, plein d’empathie pour ce que vivent ces déclassés, ces incompris d’hier ou d’aujourd’hui, plein d’imagination aussi, pour celui qui vit littéralement les scènes qu’il représente. Pour Van Gogh, c’est tout simple : « J’ai vécu longtemps dans la Chambre jaune. Je ne parvenais plus à en sortir », dit-il simplement.
Pourtant, le point de départ n’est jamais précisément dans le contenu figuratif que propose l’œuvre finalisée : « Je pars d’un dessin, d’une couleur, pour arriver très vite à ce que je vais figurer. S’il y a une chose que je ne cherche pas, c’est l’idée de ce que je vais représenter ! Cela découle de ce que je pose sur mon chevalet, comme dessin ou comme couleur ». Une fois le thème posé, l’artiste se concentre sur l’équilibre interne de l’œuvre : « Pour y parvenir, pour être sûr de bien me concentrer uniquement là-dessus, je mets souvent le panneau à l’envers, pour oublier ce qu’elle représente et ne voir que les équilibres généraux».
Pour l’artiste, « l’atelier est un espace de liberté, mais qui comprend énormément de contraintes : une toile ne tient pas à tous les coups, il faut chercher, respecter des rapports de couleurs, de formes, de volumes. Ces contraintes, on les surpasse par le métier ».
L’artiste a d’abord exercé pendant des années un métier de graphiste dans la presse et a dû se poser très souvent la question de l’efficacité d’une image. Aujourd’hui, il continue à alterner le pinceau et le crayon de couleurs dans de multiples dessins qui deviendront ou non des toiles peintes. Mais devant la feuille de papier comme devant le panneau de bois, l’interrogation demeure : comment donner le plus de force à ce que je veux montrer ? Comment tout mettre de mon côté (la couleur, les volumes, les lignes de direction) pour emmener le spectateur là ou je veux ?
Et le résultat est là : chacune des œuvres de Jean-Claude Fournié est percutante, affirme un regard. On est à l’opposé des artistes qui estiment que c’est à celui qui regarde de mettre ce qu’il veut dans la toile. Ici, l’artiste fait clairement une proposition. A prendre ou à laisser.
Anne Devailly
Partenaires :
Société des Artistes Méridionaux
La Société des Artistes Méridionaux
Courriel : contact@artistes-meridionaux.fr
Contact :
Marcel Marty - BU Arsenal :
Mis à jour le 4 décembre 2018