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Alphonse Boni

Alphonse Boni est né en 1909 à Niamoué, alors que la colonie française de la Côte d’Ivoire s’approchait de ses seize ans. Après avoir partagé les bancs de classe d'Angoulême avec le jeune François Mitterrand, c’est à la Faculté de droit de Toulouse qu’il choisit de poursuivre son brillant parcours académique. Il y obtient sa licence, puis son Diplôme d’Études Supérieures (DES) en 1933, sous l'influence des travaux du Professeur Joseph Magnol, avant de devenir plus tard le premier président de la Cour suprême de la Côte d’Ivoire indépendante.

Alphonse Boni (1909-1989)

L’ancienne ville de Niamoué, au département de Tiassalé, se trouve sur la rive droite du fleuve Bandama. Alphonse Boni, fils de Tanoh Ehouman Boni et d’Akissi Bâ, y est né en 1909, alors que la colonie française de la Côte d’Ivoire s’approchait de ses seize ans. À quinze ans, Alphonse Boni part étudier au collège d’Angoulême où il partagea les bancs avec le jeune François Mitterrand, puis il poursuivra ses études à la Faculté de droit de Toulouse. Il obtient un Certificat d’études en Droit pénal en 1931, puis son Diplôme en Études Supérieures (DES) en 1933. Les travaux du Professeur Joseph Magnol, connu pour sa défense du rattachement de l’administration pénitentiaire au ministère de la Justice, influencent son parcours académique et professionnel. Étant d’abord « indigène français », Alphonse Boni obtient la nationalité française en 1934.

Alors étudiant, Alphonse Boni rencontra la Tarnaise Rose Marie Frédérique Galou, étudiante en études anglophones à la Faculté de lettres de Toulouse. À l’époque, les facultés de Droit et de Lettres jouissaient en commun du jardin de la « Vielle Fac », facilitant ainsi les rencontres. Leur mariage fut célébré le 19 juillet 1937 à Gaillac. Notons que les lois « anti-métissage » visant les mariages étaient d’actualité dans certains pays, dont les Lois de Nuremberg de 1935, celles des États-Unis jusqu’à l’arrêt de la Cour Suprême Loving v. Virginia en 1967 et celles d’Afrique du Sud jusqu’en 1985 et dont ils restent malheureusement encore des traces juridiques et sociales sur le plan international.

Après des études de droit, Alphonse Boni devient magistrat, puis membre de cabinet du Ministre de l'Outremer, François Mitterrand. À l’indépendance de la Côte d’Ivoire en 1960, le président Félix Houphouët-Boigny l’invite à devenir garde des Sceaux, puis quatre ans plus tard Président de la Cour suprême. En 1963, Alphonse Boni est nommé délégué national de la Côte d’Ivoire à la Société internationale de Criminologie où ses travaux et sa personne sont fort appréciés. Il est nommé Chevalier de la Légion d’honneur en 1961, alors qu’il est Magistrat, puis Commandeur de la Légion d'Honneur en 1971, alors qu'il est Président de la cour suprême de Côte d'Ivoire.

Notons aussi la carrière de sa fille Danièle Boni-Claverie, Ministre de la Communication, puis de la Femme, de la Famille et de l’Enfant en Côte d’Ivoire et la carrière de sa petite-fille, la cinéaste Isabelle Boni-Claverie, réalisatrice du documentaire Trop noire pour être Française ? Alphonse Boni décéda à Toulouse le 14 octobre en 1989.
 

Références

 

Certificat de M. Alphonse Boni
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